Les riverains de l’Avenue de Paris et des rues : Villejuif, le 15 octobre 2013
-Reulos / Ambroise Croizat / des Guipons /
Henri Barbusse / Danton / Gambetta /
Jean-Jacques Rousseau / Eugène Pelletan
Eugène Pottier / Rue Sacco et Vanzetti /
Voltaire
A Madame Blanchet
Commissaire Enquêteur
Hôtel de Ville
Esplanade Pierre-Yves-Cosnier
94807 Villejuif Cedex
Madame,
Nous venons, par la présente, exprimer notre opposition au projet de construction d’immeubles en l'état en zone UA en limite de zone UC en général et plus particulièrement sur le site du 62 à 62 Ter de l’avenue de Paris (zone UDb pavillonnaire pour le PLU actuel) inscrit dans le projet du Plan Local d’Urbanisme de Villejuif, soumis à Enquête Publique du 16 septembre 2013 au 18 octobre 2013.
Le Conseil Municipal de Villejuif a modifié le POS (8ième Modification) pour le 62 à 62 Ter de l’Avenue de Paris le 11 avril 2013 autorisant des constructions de 31 mètres de hauteur (21 mètres pour l’ancien POS).
Cette hauteur, a permis la validation d’un permis de construire le 17 septembre 2013 par la Mairie pour un projet immobilier au 62 à 62 ter de l’Avenue de Paris. Ce projet ne se situe pas dans une ZAC et n’a fait l’objet d’aucune information auprès des résidents du quartier qui l’ont découvert lors de l’affichage des permis de démolir et de construire. Il menace toute la zone pavillonnaire située entre les rue Reulos et rue Ambroise Croizat, la résidence Les Jardins Cassini (R+4) du 13/15 rue Ambroise Croizat ainsi que la zone pavillonnaire en bordure de l’Avenue de Paris côté impair et par extension toutes les rues avoisinantes de cette zone pavillonnaire.
Ce projet prévoit la construction d’un immeuble de logements de 31 mètres de haut (R+9) accolé à un hôtel également de 31 mètres de haut (R+8).
A l’angle de la rue Reulos, l’immeuble sera construit en limite séparative d’un pavillon (le 4 rue Reulos) le surplombant à R+3 par un balcon et privant de lumière et d’ensoleillement sa façade arrière. Il surplombera également à R+9, toute la zone de pavillons et la résidence rue Ambroise Croizat. Une entrée parking (3 niveaux souterrains avec accès unique rue Reulos pour les 2 immeubles) sera également en limite séparative de ce pavillon, mettant ainsi en danger les nombreux piétons de cette rue : écoliers, collégiens et lycéens, résidents de ce quartier qui sont aussi usagers des transports publics. Côté rue Ambroise Croizat, l’hôtel surplombera un bar-tabac et un petit immeuble d’habitation (R+3) le privant également de lumière et d’ensoleillement.
La spécificité de cette zone sera remise en question en termes d’environnement et de biodiversité (par l’absence d’ensoleillement et diminution de la lumière) des jardins privatifs. Mais on peut aussi imaginer (au vu de l’étroitesse de la voie sur l’Avenue de Paris) que pour des questions de sécurité, pollution ou embouteillages (cars de tourisme en attente du chargement ou déchargement des résidents de l’hôtel comme on peut le constater pour Park&Suites au Métro Léo Lagrange, camions de livraison pour l’hôtel), la RATP déplace l’arrêt du Bus 185 (actuellement au 62 avenue de Paris), privant les résidents du quartier d’un moyen de transport de proximité et d’accès facile pour se rendre dans le Centre ville. S’ajouteront à cela des nuisances sonores, olfactives, un rétrécissement du passage piéton rue Reulos dû, entre autres, à un encombrement régulier des containers destinés aux déchets ménagers, la disparition de places de stationnement pour les résidents de l’Avenue de Paris et des rues Reulos, Ambroise Croizat et des rues avoisinantes déjà saturées nuit et jour, sept jours sur sept.
Enfin, des problèmes d’assainissement à tout le quartier proviennent d’une non-conformité des réseaux municipaux (trop petits, non-séparatifs). Pour exemple, les orages du mois d’Août 2013 ont provoqué des inondations à tous les rez-de-chaussée de la Résidence Les Jardins Cassini au 13/15 rue A. Croizat (livrée en Janvier 2013 !) . Les « réservoirs naturels » crées par des espaces vacants n’existeront plus après cette construction. Ces phénomènes seront alors amplifiés et multipliés.
C’est pourquoi, pour toutes ces raisons évoquées, les résidents qui ont choisi ce quartier pour son cadre de vie et son environnement souhaitent que dans le projet du PLU de Villejuif, soient revues à la baisse la hauteur (l’ancien POS mentionnait 21 mètres) et la construction en limite séparative des immeubles bordant la Rd7.
Dans l’attente de votre réponse, veuillez accepter, Madame la Commissaire Enquêteur, l’expression de notre considération distinguée.